Articles reli´s: «:mer»

Changement d’air

novembre 5, 2009

P1130227

Le weekend dernier nous étions à Sainte-Cécile (oui… encore…) avec cette fois Violette et Samir ainsi que Samuel, Delphine et leur petit garçon Elie de 3 mois. Un véritable challenge pour nous qui n’étions jamais restés très longtemps avec un bébé !

L’un des highlights du weekend fut une session de kite surf pour les garçons. Sam ayant emmené son attirail, ils ont pu s’amuser sur le sable avec la voile du kite, arnachés avec un harnais. Aidé par ses quelques heures de pratique de cerf-volant, Julien s’est fait quelques frayeurs contrôlées en s’envolant dans les airs, retenu au sol par Samir et Sam bien arrimés derrière lui. De son côté, après quelques mini envols, Samir a raté un contrôle et s’est vu trainer sur le sable sur une bonne vingtaine de mètres alors que Julien piquait un sprint pour le récupérer. C’était sans compter Sam qui s’est mis à l’eau avec la planche pour environ 2 minutes avant de voir sa voile tomber dans l’eau, dans l’impossibilité de la remonter et le courant l’entrainant le long de la plage et vers le large. C’est alors que j’ai du courir au poste de secours appeler les pompiers, que Julien a foncé dans l’eau glaciale, en caleçon, sans pouvoir arriver jusqu’à Sam qui ne le voyait ni ne l’entendait à cause du vent. Quant à Delphine, elle courait le long de la plage le bébé dans les bras en priant pour que rien n’arrive à Sam… ENORME stress. C’est alors que par une chance inouïe, le vent s’est engoufré dans la voile, permettant à Sam de la maîtriser et le faire enfin revenir vers la grève après une quarantaine de minutes à s’escrimer dans l’eau… Les pompiers en combinaisons orange fluo ont fini par arriver une dizaine de minutes plus tard alors que, soulagés, nous rangions la voile pour rentrer sains et sauf à la maison.

Cela ne nous a pas empêchés le lendemain de profiter de 2 heures de char à voile, Sam étant encore le plus intrépide d’entre nous. Le vent soufflant de la mer nous a permis de faire de longues trajectoires le long de l’eau à des vitesses, pour certains d’entre nous, passablement inquiétantes.

Et rien de tel que faire du sport pour nous mettre en appétit, nous nous sommes fait des repas de rois, chacun faisant preuves de compétences culinaires insoupçonnées. En bref, un superbe weekend dont les photos sont ici.

A la mer

novembre 5, 2009

P1100895

Avant même le mariage de Lucie et Stepan, nous leur avons proposer de venir bronzer un peu à Sainte-Cécile. Heureusement, le temps nous a préservé des coups de soleil…

Le weekend fut riche en activités, après un après-midi cerf-volant et une petite marche de 45 minutes nous avons eu droit à un magnifique coucher de soleil en haut du Mont Saint-Frieux accompagné d’un bon rosé et d’excellents sandwiches. Le lendemain nous sommes montés sur les chars à voile et avons essayé le skim, une planche que l’on lance sur quelques millimètres d’eau, sur laquelle il faut sauter et se laisser glisser. Bien plus compliqué qu’il n’y parait…

Nous en avons profité pour faire un tour au marché d’Hardelot et déguster de bonnes moules… auxquelles Laure fera une intoxication alimentaire tout le long de la route du retour à Paris..!

30km à pieds : Wissant – Audresselles – Cap Griz-Nez

septembre 10, 2009

L'arrière pays de la Côte d'Opale

30km : Wissant – Audresselles – Cap Griz-Nez – Wissant.
30km de bleu, de vert, de jaune, de rouge, de griz.
30km de blé, de fenouil, de coquelicots, de rochers, de blockhaus, de mer et de sable.

De bon matin, nous partons à Wissant, jolie petite commune de bord de mer, et entamons notre randonnée. Nous arpentons les chemins de terre serpentant sous un ciel bleu à perte de vue, écrasés par un soleil de plomb qui illumine la belle palette de couleurs. Le silence n’est dérangé que par le bruissement des blés sous la brise légère, nos pas pliant les herbes hautes et nos voix disparaissant dans l’air chaud. Nous tendons l’oreille. Le temps de quelques secondes, nous imaginons le grondement des vagues qui se brisent contre les falaises proches. Terre, eau, air, il ne manque presque rien. Vexés d’être ainsi ignorés, les criquets redoublent d’ardeur. Leur frémissement se butte contre chaque brin d’herbe alors qu’au loin, une vieille église marque le temps.

La ligne de blé s’interrompt, quelques coquelicots récalcitrants continuent leur route. Nous voici à Audresselles, bourgade de pêche au charme désuet. Les petites rues se parent de maisonnettes fleuries alors que les mauvaises herbes font de la résistance en bordure de macadam défraichi. Dans la rue principale, les restaurants bleus et blancs proposent leur spécialité de moules-frites. Les accents anglais, belges et néerlandais résonnent sous l’ombre des parasols. La chaleur est pesante, l’air a disparu.

Côte d'Opale

Nous déjeunons au bord de la falaise. Sandwich au thon ou au fromage. Assis dans les hautes herbes, nous devinons l’horizon. D’ici, la mer devient ciel et le ciel est liquide. Le vent reprend ses droits et dépose un goût salé sur nos lèvres sèches. Les mouettes jouent dans les embruns et ricanent de plaisir. En contrebas, des langues bleutées crachent leur écume sur les rochers polis et résignés. Elles vont et viennent dans un rythme lancinant et dans quelques heures, elles feront croire qu’elles peuvent nous atteindre.

C’est ici que le sentier du littoral commence. Dicté par la falaise, éconduit par les blés, il tente de s’imposer entre terre et mer. Les blockhaus jonchent le chemin, sentinelles d’une autre ère. Nous imaginons les bateaux gris, arrivant par milliers sur une mer d’huile. Nous devinons le sifflement du vent, vibrant, obsédant, insolent de vie. Nous cherchons des yeux la brève étincelle d’un canon menaçant, sortant de la gueule noire des blocs de béton. Désormais, les enfants s’y cachent pour jouer, les vaches profitent de leur ombre fraîche et d’un léger battement d’aile, les papillons se moquent de leur figure austère.

Côte d'Opale

Le phare du Cap Griz-Nez nous fait signe de loin. Il surplombe les dunes, les champs et la mer. Il nous indique les falaises anglaises. A 28 kilomètres de là, elles sortent brusquement de l’eau, blanches et fières. Sur le promontoire qui leur est destiné, les promeneurs les observent et se pressent contre les barrières les protégeant du vide. Les flashs crépitent, les groupes sourient, la photo est dans la boîte. Ils changent de barrière, se placent devant le Cap Blanc-Nez et sa falaise de craie. L’air chaud la brouille un peu mais qu’importe. Ils passent la main dans les cheveux, ajustent la chemisette et plissent les yeux en retirant les lunettes de soleil. Deuxième photo souvenir, ils peuvent reprendre la voiture et foncer vers le mur de craie. Ils prendront les mêmes photos avec Griz-Nez en arrière-plan et prendront peut-être une glace en route, qui sait.

Côte d'Opale

Nous reprenons la route vers Wissant. Les pas sont pesants, la chaleur et la fatigue se font sentir, le sac à dos semble plus lourd. Le chemin retourne dans les terres. Blé, fenouil et colza se bordent de jeunes arbres et de buissons de mûres sauvages. Le sol est sableux, les orties gagnent du terrain, la frustration s’ajoute à la fatigue. Dernière heure et demie, quelques dunes et le sentier débarque sur la plage. Le sable fin coule sous les pieds. Nous retirons les chaussures et gagnons l’eau froide. Délivrance. A notre gauche, le Cap Griz-Nez. A notre droite, le Cap Blanc-Nez. Devant nous, la mer plongeant dans l’horizon. Les coquillages roulent autour de nous dans le doux bruissement des vagues qui s’allongent sur la plage. C’est encore loin, Wissant ? Encore 30 minutes. Derniers champs, derniers panneaux de bois, nous retrouvons la ville, les glaces coulant entre les doigts des enfants, les couples de personnes âgées et leurs casquettes bleu marine, les ados en bande dans des vêtements tendance. 7h plus tard, nous retrouvons la voiture.

Le Cap Blanc-Nez, ça sera pour une autre fois…

Cerf-volant, char à voile et Fête de la Mer : la Côte d’Opale

septembre 10, 2009

P1100553

1 semaine après le mariage, à la mi-juillet, nous partions à Sainte-Cécile nous ressourcer dans le vent, le sable et la mer. Le temps fut superbe et les rouleaux dans la mer nous ont encouragés à braver la fraîcheur de l’eau !

Nous avons fait nos premières armes en cerf-volant sur les immenses plages de sable et en avons profité pour tenter le char à voile. Beaucoup de vent, peu d’explications, c’est parti pour 2h de conduite effrénée ! J’ai donc appris à la dure que lorsqu’une des roues se lève, il ne FAUT PAS accélérer en espérant qu’elle reprenne contact avec le sol. Au contraire, il faut ralentir… c’est n’est qu’après 4 chutes, quelques bleus et des petites frayeurs que je m’en suis rendue compte. Mieux vaut tard que jamais…

Fête de la Mer

Pendant le weekend, nous profitons d’une visite à Boulogne-sur-Mer pour aller à la Fête de la Mer, une manifestation en bordure de port avec produits du terroir, chants marins et magnifiques bateaux. Très bon esprit, nous apprécions les poissons qui se parfument dans les fumoirs, les sourires des marins gaillards et les airs d’accordéons qui animent notre marche. Un dernier tour sur les remparts de la ville et nous voilà rentrés à Sainte-Cécile au calme des grandes plages où roulent les coquillages.