Archive de la catégorie «spectacles et co»

Persépolis – L’Histoire d’une gamine aux yeux noirs

février 4, 2008

post importé de metonmanto.wordpress.com

C’est la fin des années 70. Marjane Satrapi, gamine espiègle aux grands yeux noirs, porte un regard innocent sur son monde. Nous pourrions être à Paris. Mais nous sommes à Téhéran, en Iran, et les préoccupations sont différentes.

C’est la révolution contre le Shah, puis la guerre contre l’Irak. Politique et religion assombrissent l’Histoire d’un pays qui se voulait progressiste. L’univers de Marjane, aux odeurs de jasmin, prend des relents de poudre à canons. Les libertés s’amenuisent alors que la petite grandit. Marjane l’ingénue nous emporte alors dans une large gamme de sentiments sous la bienveillance de sa grand-mère. Modèle d’intégrité et de raison, mordante et indépendante, celle-ci est une bouffée d’air dans le marasme ambiant.

Vous découvrez Persépolis, film d’animation en noir et blanc de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, tiré de la BD du même nom. Dans ce monde, les traits sont francs et entiers comme les personnages. Les décors se fondent en une nébuleuse bicolore où se mêlent humour, espoirs et promesses.

On en sort bousculé, avec mille et une questions. Loin des clichés et de la critique facile d’un régime ou d’une religion, Persépolis nous touche par sa justesse, ses demi-teintes et sa candeur. C’est une ode à la vie, universelle et poignante.

Thomas Fersen, Duo Ukulélé

août 8, 2007

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La sceneFrancofolies de Montréal, vendredi 3 août. Nous prenons nos incroyables places au deuxième rang du théatre Maisonneuve. Ambiance tamisée, 2 chaises et 2 micros, le spectacle sera intime. Thomas Fersen entre en scène avec son guitariste Pierre Sangra, les ukulélés à la main. Instrument principal, le duo y fera quelques incartades avec la mandoline, l’harmonica ou… le pipo !

Chansons récentes, refrains plus anciens, Thomas Fersen offre un mix de saveurs, goûtées en choeur par le public. L’artiste charme la salle de son humour tout en retenue. Demi-sourires, mots bien placés, il nous entraine dans un univers d’histoires insignifiantes, de contes féériques, de fables merveilleuses. Plus de deux heures de concert et deux rappels nous ont séduit. Thomas Fersen, un personnage à part, dans un monde à vivre…

They were 300

mars 22, 2007

300-MovieDu sang, de la chair, du sang, des corps transpercés, du sang, des têtes coupées, du sang, du sang, du sang. Du sang. Le film 300 annonce la couleur et le niveau de testostérone. 300 Spartes contre un million de Perses, un brin de trahison, une pincée de sentiments et l’affaire est bouclée.

Tirée d’une BD, l’histoire ne fait pas le film, mais le film est toute une histoire. Les couleurs sont saturées, dramatiques, les effets spéciaux stupéfiants de réalisme, les batailles soufflantes. Sur fond de paysages grandioses, l’esthétique est simplement superbe. Et l’expérience Imax renforce le sentiment. Sur l’écran géant de 22m sur 16, le son venant de tous les côtés, on n’observe pas les Spartes, on en est un. Et c’est notre lance qui transperce l’ennemi, notre bouclier qui le repousse.

Amateur d’eau de rose, ne passez pas la porte. 300 est un péplum d’hommes, par les hommes, pour les hommes. Quant aux autres, vous serez prévenus.

Indigènes, comme vous et moi

mars 6, 2007

Indigenes le film1943, le Maroc et l’Algérie appartiennent à la France. 1943, la seconde guerre mondiale fait rage en Europe. C’est pour libérer la ‘mère patrie’ qu’ils ne connaissent pas que Saïd, Abdelkader, Messaoud et Yassir s’engagent dans les troupes ‘indigènes’. Et aussi pour l’argent, et quitter la misère. Motivés par les beaux discours et les grandes promesses, ils seront les premières lignes des combats les plus meurtriers. Les ‘indigènes’ serviront de chair à canon. Ils n’ont pas d’entraînement, mais ils se débrouilleront. Ils n’ont pas de connaissances, mais ils apprendront. Ils n’ont pas de reconnaissance, et n’en auront jamais. Liberté, égalité, et fraternité ne s’appliquent pas à tous les ressortissants français. Dans la lutte contre le nazisme, certains valent plus que d’autres. C’est alors un sentiment d’injustice et de trahison qui nous fait serrer les poings.

Car chaque instant est riche, chaque sentiment est vrai. La justesse de Jamel Debbouze, Sami Bouajila, Roschdy Zem, Samy Naceri et Bernard Blancan est saisissante. Ils transmettent la culture, les valeurs, les croyances de leurs personnages. Et l’on se reconnaît dans chacun, on comprend les actions de tous, car ces ‘indigènes’ sont comme vous et moi. Mais eux, la France les a trahis.

My name is Bond, James Bond

novembre 29, 2006

Casino-RoyaleLa gamme de produits design de Sony et la nouvelle Mondeo de Ford. James Bond les vaut bien. Placement de produit, ça, c’est fait.

Maintenant, Casino Royale. Daniel Craig en James Bond, Eva Green en James Bond Girl, un duo de choc pour un film qui ne l’est pas moins.

Oubliez les clichés. Les cheveux gominés, le gentleman parfait et les gadgets surfaits font partie du passé. Le sujet de sa majesté a littéralement changé.

Un peu décalé mais toujours à sa place, James Bond porte le tuxedo avec charisme et charme. Le “Vodka martini, shaken, not stirred” se transforme en Vesper. Les cascades de superman deviennent cascades d’agent secret. Le glamour reste évidemment glamour… additionné de romance. Les ingrédients d’un James Bond sont bien présents, un zeste d’humanité on top, s’il vous plait.

Et lorsque la magnifique et talentueuse Eva Green s’ajoute au shaker, c’est la touche finale qui nous fait en reprendre. Casino Royale, c’est le Vesper des spectateurs. Shaken, not stirred.

My name Borat

novembre 17, 2006

Cliquez pour voir le site de BoratQue ceux qui n’ont jamais entendu parler de Borat lèvent la main. Pour les autres, petite mise en contexte.

Souvenez-vous de Raphaël Mezrahi, l’humoriste français qui se faisait passer pour un journaliste abruti. Maintenant, imaginez la version trash qui vous fait rire en disant “waow la c’est abuser”. Imaginez l’acteur anglais Sacha Baron Cohen. Il s’est fait connaître par ses sketches à travers des personnages pseudo-journalistes : Ali G, le rappeur wicked (”Booyakasha”), Bruno, l’homo allemand journaliste de mode et enfin Borat, journaliste kazakh parti en Amérique pour en comprendre la culture.

Du sketch au film, il n’y a qu’un pas. Voilà donc Borat en Amérique, accompagné de son producteur Azamat, pour monter un documentaire tirant des “leçons culturelles pour faire profit glorieuse nation Kazakhstan”. Abusivement déplacé ou profondément crétin, Borat est aussi déjanté que la façon d’écrire Kazakhstan en langue d’origine (Kазаkстан Республикасы). Personnes sensibles s’abstenir.

Borat c’est l’éléphant qui a la diarrhée dans le jeu de quilles du magasin de porcelaine. C’est déplacé, vulgaire, stupide, facile, insultant, choquant… d’autres propositions ? Mais il abuse tellement qu’on ne peut s’empêcher de rire. Les convertis le classeront même au rang de film culte.

Pendant le tournage du documentaire et sa quête pour retrouver Pamela Anderson (ne cherchez pas…), Borat visite une Amérique pas franchement rose. En toute légèreté, il rencontre entre autre le vendeur de voitures véreux, le Texan homophobe et la bande de gars soûls prônant l’infériorité des femmes et la rémission des esclaves.

On adore ou on déteste, mais on ne reste pas indifférent. Nation américaine adore, Borat très content car film fonctionne alors lui pas exécuté.

Aznavour à Ottawa - L’amour et le temps qui passe

septembre 12, 2006

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Laure

Dimanche 10 septembre, 20 heures. Le rideau du CNA se lève. Monsieur Charles Aznavour entre en scène. Triomphe dans la salle alors qu’il entame la première chanson. La main est tremblante, la voix affaiblie par l’âge. Quelques réglages de sons, le chanteur reprend.

Le Rideau du CNAEt la légende se révèle. Aznavour chante l’amour. Il chante le temps qui passe. Ses mélodies ont son âge et n’ont pas pris une ride. Amours immuables, jeunesse éternelle, à chaque chanson son histoire touchante que l’on connait par coeur. De refrain en refrain, la voix monte en puissance. L’homme retrouve ses vingt ans lors d’un duo avec sa fille à la voix de crystal. La salle danse joue contre joue avec lui. Transportée, elle offre une standing-ovation après seulement 1h10 de concert. Aznavour est majesteux.

Fin de spectacle, les premières notes de ‘La Bohème’ résonnent sous le piano. 2,400 spectateurs applaudissent. L’artiste entame la chanson un ton sous l’orchestre. Déconcentré, il oublie les paroles du second couplet. Professionnels, les musiciens reprennent la mélodie et soufflent les mots au chanteur, redevenu homme. Aznavour reprend avec l’assurance de l’expérience. La voix est puissante, les pas sont rhytmés. Le public debout applaudit à tout rompre quand le rideau se ferme.

Ses traits ont vieilli, bien sûr, sous son maquillage
Mais la voix est là, le geste est précis et il a du ressort.
Monsieur Aznavour, une légende sans âge
Il connait son métier, il a des idées, on y croit encore!

Fêtons la St-Jean !!!

juin 30, 2006

Laure

La St-Jean Baptiste, c’est un peu la fête du Québec… ok, c’est ferié et c’est carrément la fête du Québec.

Comme l’an dernier, nous avons eu des prix sur des condos à Tremblant. Malheureusement, nous n’avons pas eu la même location. Alors que nous étions aux pieds des pistes, au balcon surplombant les piétons la fois dernière, nous avons obtenu cette année une location bien plus “country-style” à une petite dizaine de minutes de marche du village Intrawest. Bien plus grand, mais moins bien placé… heureusement que Julien et moi avons tiré la meilleure chambre à la courte paille !

Le groupe SolsticeArrivée vers 13h, nous installons les affaires et partons faire un tour dans le village. Quelques courses, un retour au condo et un déjeuner plus tard, nous partons vers 4h acclamer Solstice, le “groupe” de musique (de 2 personnes) dont fait partie Den, le copain de Julie. Maintenant à l’aise avec le répertoire de chansons québécoises, nous reprenons les refrains en choeur. Quand à la chanson “Sur la route” de De Palmas, Julien et moi sommes les seuls à nous époumoner..!?

Le mini-concert de 45mn fini, nous nous dirigeons vers la plage privée au bord du lac, pour laquelle nous avons des billets d’entrée gratuits. Sur place, la fille de l’accueil nous annonce qu’on nous a donné des billets pour monter dans les oeufs menant en haut de la montagne… discussions, coup de fil à la réception du village, on s’arrange et on s’installe sur la plage.

Courageux, les gars foncent dans l’eau glacée, Karen et Christine suivent… et moi j’avance len-te-ment… finalement, les gars partent faire un volley avec un partenaire de fortune et les filles s’allongent sur les chaises longues pour discuter. Stéréotype le plus total, mais qu’importe…

Jouons aux cartesNous retournons au condo, s’installons sur le petit balcon pour quelques parties de cartes tandis que Karen et Richard préparent leur Hebdocook. Julie se joint à nous pour l’apéro et l’entrée. Après un très bon repas qui se termine tard, et ayant raté les concerts de la Grand’Place, nous nous dirigeons directement vers le bar pour rejoindre le reste de la bande (Julie, Den et leurs amis).

A “La Diable”, bar emplit quasi-uniquement par notre joyeux et bruyant groupe, chacun discute, chante ou danse. Nous repartons vers les condos après quelques heures. La tentative d’after dans le condo des chanteurs et leur amis tombe à l’eau, l’appel du lit étant le plus fort. Nous repartons alors “chez nous”. Le lendemain matin, Julien prépare les crêpes et tout le monde se régale d’un excellent brunch. Ayant toujours les tickets pour la “gondole” (les oeufs) nous nous rendons en haut de la montagne et apprécions le paysage du haut du belvédère. Enfin, nous rentrons sur Ottawa en mi-journée.

Preparation HebdocookChris et moiAu barVue de TremblantLor

Une question me vient alors à l’esprit : a-t-on souhaité la St-Jean à qui que ce soit ?